Wikileaks m’a tué – Saison 1, épisode 9 (La chute d’Hillary Clinton)

Par Matthieu Le Crom –

hillary-clinton-laughing

Dépassé Breaking Bad. Surpassé House of Cards. Même Game of Thrones doit s’incliner. La meilleure série du moment ? C’est la campagne présidentielle américaine. D’un côté Donald Trump, le pervers narcissique. De l’autre Hillary Clinton, l’ex-Première Dame psychotique… A une semaine du Season Final, l’avant-dernier épisode de la saison rebat les cartes avec la réouverture de l’enquête du FBI au sujets des e-mails de la favorite, qui pourrait bien permettre à l’outsider de rafler la mise sur le fil, comme l’indiquent les derniers sondages. Attention, spoilers !

maxresdefault (1).jpg

Trump ou Clinton, le 8 novembre prochain ? Sur Perspicace nous avons déjà expliqué pourquoi, malgré toutes ses turpitudes, Donald Trump conservait des chances de gagner. C’est d’autant plus vrai maintenant que de nouveaux éléments ont poussé le FBI a rouvrir « le dossier des e-mails », après que des milliers de messages inédits ont été retrouvés dans l’ordinateur de l’ex-conjoint d’Huma Abedin, directrice adjointe de la campagne Clinton.  Un ex lui-même mis en cause dans une enquête de pédophilie. Grammy Award du meilleur scénario.

Le site MostDamagingWikileaks a épluché le dossier et répertorié les éléments les plus gênants établis à ce jour. Perspicace vous offre sa synthèse pour y voir plus clair dans tout ce maelström d’informations. Bilan des fuites les plus compromettantes pour la probable ex-future présidente des USA.

[ Les sources de Wikileaks ou du FBI sont en bas de page et sont toutes disponibles ici. Chacune des affirmations de cet article est avérée. Pas de conditionnel, pas de doute, rien que du factuel. Les preuves sont disponibles pour qui veut bien se donner la peine de les lire ]

Barack Obama impliqué

  • Tout le monde savait pour le serveur secret, jusqu’à Barack Obama, qui l’a utilisé personnellement, sous un pseudonyme. L’administration présidentielle, le Département d’Etat, l’équipe de campagne et Hillary Clinton elle-même se sont ensuite rendus coupables de destruction de preuves.https-2f2fblueprint-api-production-s3-amazonaws-com2fuploads2fcard2fimage2f1603972fap_16210138094492

Actions anti-Trump

  • Plusieurs éléments viennent prouver que de gros moyens ont été engagés pour discréditer Donald Trump. On sait aujourd’hui que des personnes ont été rémunérées pour créer des troubles violents lors des meetings de Donald Trump, dont des porteurs de troubles mentaux. De faux témoignages d’attouchements ont été montés de toute pièce à l’encontre du candidat républicain. A l’inverse, deux affaires de harcèlement sexuel ont été étouffées au sein même de l’équipe de campagne Clinton. Certains rassemblements anti-Trump, notamment à Las Vegas, ont été scénarisés et des acteurs ont été payés, avec l’aide du PDG d’Univision (plus gros réseau média américain en langue espagnole), Randy Falco.4886820_6_0e28_samedi-19-mars-un-opposant-a-donald-trump-a_54ada92bf0ba323ff5096d806a033022

Tentative de corruption du FBI

  • Le Département d’Etat a tenté, en vain, de corrompre le FBI concernant les e-mails déclassifiés. Sans succès. En contrepartie de son « aide » le FBI aurait reçu l’autorisation d’agir dans certains pays qui lui sont pour l’instant interdits d’action.hillary-fbi-tw

Lien avec le Department of Justice

  • L’équipe de campagne Clinton était en lien direct avec le Department of Justice au sujet de l’enquête la concernant, de manière totalement illégale. Par ailleurs, l’Attorney General Loretta Lynch, n°1 du DOJ, a rencontré secrètement Bill Clinton le 29 juin, quelques heures avant que ne soit rendu le rapport final sur le rôle d’Hillary Clinton dans l’attaque en 2012 de l’ambassade américaine en Libye, à Benghazi, qui avait coûté la vie à l’ambassadeur US Christopher Stevens (l’autre très grosse épine dans le pied de la candidate démocrate). Le 28 octobre, Mme Lynch, la fonctionnaire de la justice la plus « gradée » des Etats-Unis, a refusé de témoigner devant le Congrès. brian-fallon-sized-770x415xc

Truquage de la Primaire Démocrate

  • Des truquages ont eu lieu lors de la campagne contre Bernier Sanders, avec l’aide des responsables de la Democratic National Convention. On a pu constater que les sondages se sont avérés réalistes dans les Etats où l’on a voté dans l’isoloir, alors qu’Hillary Clinton a explosé les scores prévus dans tous ceux qui n’offraient que le vote électronique comme option. D’autres éléments à charge lors de cette primaire démocrate sont à mettre au passif de l’équipe de campagne Clinton.

Liaisons dangereuses à l’international

  • Hillary Clinton a reçu de l’argent provenant du Qatar et d’Arabie Saoudite, alors qu’elle avait connaissance du fait qu’ils financent Daesh et d’autres mouvances sunnites radicales. En retour, ces pays ont reçu son soutien dans les négociations sur les ventes d’armement. Les faits de corruption par l’étranger sont avérés, avec de nombreux dons illégaux reçus de la part de donateurs non citoyens américains (« Hell with it, take the money »). Pour certains, les investisseurs étrangers (venus d’Iraq, d’Egypte ou d’Azerbaïdjan) sont passés par Tony Podesta, l’un des lobbyistes les plus influents d’Amérique, pour rendre leurs dons légaux grâce à l’entremise d’un intermédiaire américain. Tony Podesta est le frère de John Podesta, directeur de la campagne Clinton, au cœur du scandale. Toujours sur la thématique géopolitique, un enregistrement audio révélé la semaine dernière (ci-dessous) prouve sans ambiguïté la volonté d’Hillary Clinton de truquer l’élection de 2006 dans les Territoires Palestiniens. hillary-clinton-rigging-election-in-middle-east_fotor-compressed

Complot avec Big Pharma

  • La Fondation Clinton a comploté avec Big Pharma, généreux donateur de sa campagne, pour garder élevé le prix des traitements contre le SIDA aux USA et empêcher la sortie de versions génériques moins chères. On peut lire par ailleurs que Mme Clinton est capable de modifier ses propositions en fonction des desiderata de ses donateurs (« Big donors usually have ideas/advices and want to feel like they are being heard » – « les grands donateurs ont souvent des idées/conseils et veulent se sentir écoutés »). Sa relation de quasi-soumission à son plus généreux contributeur individuel, George Soros, fait l’objet de longs développements.2407433_orig.jpg

Collusion généralisée avec les médias

  • La collusion avec les médias semble totale. Hillary Clinton a par exemple reçu à l’avance de nombreuses questions lors des débats contre Bernie Sanders et Donald Trump, ou encore choisi des sujets diffusés dans le New York Times, graissé la patte à des dizaines de journalistes et d’attachés de presse, etc… La liste est interminable de ceux, parmi les plus grands, qui sont impliqués : CNN, ABC, Chuck Todd (NBC), MSNBC, NY Times, Google, Associated Press, Univision, Mark Zuckerberg (Facebook), John Oliver (HBO), Glenn Thrush (Politico), Huffington Post, etc…https://dailymotion.com/video/x4zktwstime-trump-vs-hill_01

Les injures de Mme Clinton

  • Pêle-mêle, voici une liste de ceux qui en prennent pour leur grade tout au long des échanges par mails de l’ancienne Secrétaire d’Etat : les citoyens en général, qui doivent être « ignorants et complaisants ». Les Latinos, « nécessiteux » (« needy »). Les Musulmans et les Noirs, « incapables professionnels » (« professional never-do-wells »). La jeunesse noire, « sans conscience, ni empathie, composée de super-prédateurs » et qui doit « être reprise en main » (« brought to heel »). Ted Cruz, candidat républicain, qualifié de « clown ». Le langage informatique de Mme Clinton s’avère des plus fleuris.1c8rw2.jpg

Double discours

  • On peut lire qu’Hillary Clinton explique clairement qu’il est très important de tenir un double discours. L’un, public, qui permettra d’être élue. L’autre, privé, qui reflète les convictions profondes. Et l’on apprend que, contrairement à ce qu’elle déclare publiquement, Mme Clinton est toujours opposée au mariage gay. Qu’elle « rêve d’un hémisphère Nord avec un marché commun, un libre-échange total et des frontières ouvertes ». Qu’elle « préfère qu’un shooter s’appelle Sayeed Farouk plutôt que Christopher Hayes ». Qu’elle se réjouit de la mort d’un adolescent noir (« this is great ») qui tombe à point nommé par rapport à son agenda politique. Enfin, qu’elle est en faveur de la fracturation hydraulique (qualifiée de « cadeau pour l’avenir »).

Conclusions du FBI

  • Même s’il a décidé de ne pas porter plainte au terme de sa première enquête, le FBI a rendu publiques ses conclusions au sujet de Mme Clinton. Elle y est qualifiée de « haineuse, négligente, au-dessus des lois, dédaigneuse des détails de sécurité » entre autres termes élogieux… Elle n’a « manifestement pas tenu compte de la sécurité » pendant qu’elle était Secretary of State (lien ici). Par son équipe de campagne, l’on apprend qu’elle est « caractérielle et arrogante », mais surtout « contaminée et très vulnérable à la corruption et aux pots-de-vin ».c_scale,fl_progressive,q_80,w_800.png

Détournement de fonds

  • De très nombreux éléments à charge concernent son mari Bill, Président de 1993 à 2001, la Fondation Clinton et la société « Bill Clinton Inc. ». Le plus grave, des millions de dollars sont passés de l’une ou l’autre de ces sources à la fortune personnelle des Clinton (estimée à plus de 300M$) ou directement dans la campagne présidentielle d’Hillary. La conclusion du document de 12 pages est la suivante : la fortune des Clinton et la Fondation sont indissociables (« indistinguishable ») et les donations à la Fondation vont de pair avec des pots-de-vin systématiques (« come with kickbacks for all involved »).la-1472024510-snap-photo.jpg

Santé fragile

  • La santé d’Hillary Clinton, sujet favori de Donald Trump depuis son malaise en direct le 11 septembre dernier, inquiète également autour d’elle. Évanouissements, pertes de mémoire et sur-médication sont le quotidien de la candidate démocrate. On trouve même cette phrase étonnante d’un membre de son équipe : « she doesn’t seem to know what planet we are all living in at the moment » (« elle ne semble pas savoir sur quelle planète nous nous trouvons en ce moment »).

La cerise sur le gâteau

s060774058-300

Donald Trump, évidemment, se réjouit de telles révélations et se voit déjà à la Maison Blanche après l’élection de la semaine prochaine. Il est vrai qu’en comparaison de celles de Mme Clinton, les casseroles du magnat de l’immobilier perdent de leur force de nuisance.  Le monde entier sera derrière son écran pour un épisode final qui devrait battre des records d’audience. Le dénouement de cette magnifique saison électorale est pour très bientôt mais, quel qu’en soit le résultat, la prochaine s’annonce déjà palpitante.

Sources :

http://www.mostdamagingwikileaks.com/

Publicités

6 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Clinton va gagné. Pour simplifier à l’extrême: elle a le vote des noirs, des latinos et des femmes. Très peu de chances que Trump l’emporte. N’oublions pas que ce n’est pas une élection directe mais indirecte (états par états). Si on regarde états par états, les chances de Clinton sont bcp plus grandes que celles de Trump. Trump pourrait gagné en nombre de voix au niveau national mais perdre l’élection. Trump aurait dû se recentrer quand il a gagné la primaire au lieu de quoi, il a continué les dérapages. Quand à Clinton, cette femme est corrompue . Autant, je trouve légitime les critiques des médias à l’encontre de Trump, autant la propagande pro Clinton m’énerve. Les médias arrivent PRESQUE à me donner une sympathie pour Trump tant la propagande en faveur de Clinton m’exaspère.
    Vous avez oublié une chose importante dans votre liste: Wikileaks prouve que City group est impliqué dans le choix de nombreux membres de l’administration Obama. https://wikileaks.org/podesta-emails/emailid/48595 (regardez attachments) Cet article l’explique très bien: https://newrepublic.com/article/137798/important-wikileaks-revelation-isnt-hillary-clinton

    J'aime

  2. La fondation Clinton est le centre de la corruption de Clinton. En gros, le mécanisme est très simple. Les multinationales et états font un don à la fondation Clinton et en échange, Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’état, utilise son influence pour les aider. C’est de la corruption pure et simple. Cela me choque mille fois plus que l’affaire des emails. http://www.atlantico.fr/decryptage/nouvelles-revelations-wikileaks-millions-donnes-grandes-entreprises-americaines-bill-clinton-pour-obtenir-faveurs-hillary-betsy-2865280.html http://www.nationalreview.com/article/441573/hillary-clinton-corruption-foundation
    les Clinton ont créé un système (une mafia) dans l’Administration qu’ils ont exploité à leur avantage en vendant des services aux généreux donateurs de la Fondation Clinton

    L’ enquête menée par le FBI avait été conclue en Juillet 2016 par une demande de non lieu par monsieur Comey qui avait souligné que madame Clinton avait à peu près commis tous les crimes que l’on pouvait lui reprocher mais qu’il ne demandait pas d’inculpation …car elle ne se rendait pas bien compte des conséquences de ses actions. Selon lui, il n’y avait pas d’intention criminelle. Vive l’argument foireux. Tous les cadres dirigeants du FBI s’étaient opposé à cette décision de conclure l’enquête. La ministre de la justice dans l’administration Obama, très vieille alliée des Clinton a refusé de témoigner devant le Congrès sur les pressions qu’ elle a exercé sur le FBI de peur de s’ inculper elle même(elle a utilisée le 5 amendement). Comey contrairement à ce que raconté n’est pas à l’origine de la fuite concernant la réouverture d l’enquête. En fait, cela avait déjà fuité via un représentant républicain. Il n’a pas eu le choix d’écrire la fameuse lettre. Le directeur du FBI ne contrôle plus sa base très remontée contre lui.
    Celui qui menait l’enquête au sujet des emails (le numéro 2 du FBI) avait une épouse qui se présentait comme candidate démocrate en Caroline du Nord, dont le gouverneur est le plus ancien ami des Clinton. Les Clinton avaient subventionné la candidate à hauteur de 650 000 dollars. La femme du directeur adjoint qui mène l’enquête reçoit 650 000 dollars de la personne sur laquelle son mari enquête ? Coincidence ou corruption ? Il y a clairement un conflit d’intérêt. Le directeur adjoint du FBI aurait dû se retirer de l’enquête ce qu’il n’a pas fait.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s